Les nouvelles (numérotées) se lisent du bas vers le haut, la plus récente étant en tête de page.
     
 

Intermède (4)

Bonjour à tous,

Le mois d’avril arrive à grands pas. J’espère que mon problème de labyrinthite se sera résorbé d’ici là. J’ai en effet développé cette infection dans l’oreille interne, il y a près de trois semaines maintenant, ce qui me cause quelques problèmes d’équilibre. Je dois donc attendre que ça passe, car il n’y a pas de traitement semble-t-il.

Je commence à fraterniser avec certains compagnons de classe chez Cargair. On a tous des parcours différents, mais on partage tous le même rêve. Les discussions sont vraiment stimulantes et nous goûtons, lors de la pause, à l’ambiance du resto au deuxième. La salle est souvent bondée de pilotes et de mordus d’aviation. Pas mal de têtes grises je dois avouer. De vieux routiers, guettant la première éclaircit pour prendre l’air. Puis y a les touristes qui s’y mêlent. Ça sent le printemps.

Ah quel bonheur!

Posté le lundi 23 mars 2009


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La parade du samedi, sur le balcon de Cargair.

C’est parti (3)

Merci à tous pour vos encouragements.

J’ai débuté ma formation théorique chez Cargair le 17 janvier dernier. Les cours ont lieu tous les samedis matin en compagnie d’un instructeur au sol. Nous sommes sept étudiants dans la classe, juste des gars. Ce cours d’une cinquantaine d’heures se terminera le 11 avril. D’ici là, j’étudie afin de préparer mes examens PSTAR et licence radio, deux prérequis pour pouvoir voler en solo au Canada (en plus de l’examen médical). Je souhaite commencer à voler fin mars, avec le retour du printemps.

D’où me vient cet intérêt à vouloir apprendre à voler? J’ai toujours été attiré par les avions, particulièrement par leurs instruments de bord. J’aimais bien visiter le musée aérien de Cap-May lors de nos vacances dans le New Jersey. Mais la véritable étincelle s’est produite en 2001. Mon cousin Daniel nous avait alors invités (moi et ma famille) à bord de son Cessna 210, pour un vol aller-retour en Beauce. L’année suivante, j’ai suivi la formation Pilote d’un jour qui m’a permis de prendre partiellement les commandes d’un Cessna 150 en compagnie d’un instructeur. Un vol de moins d’une heure qui n’a fait qu’accroître mon désir d’apprendre à voler.

J’ai été proactif dans ma démarche. Tout en rêvant, j’ai acquis plusieurs livres, des cartes aéronautiques et des manuels techniques. Je me suis abonné au magazine Flight Training (AOPA), j’ai découvert qu’il était possible d’écouter dans Internet, les fréquences radio ATC (contrôle aérien) de plusieurs aéroports à travers le monde. J’ai gardé l’écoute sur les fréquences de Québec et Montréal. J’ai bien sûr volé en simulateur, X-Plane étant mon préféré. En conduisant, je pratiquais mentalement mon alphabet phonétique, en décodant les plaques d’immatriculation (Alfa, Bravo, Charlie...). Je me disais qu’un jour tout ça me servirait peut-être...

Je dois dire que l’aviation m’a transformé. Je suis devenu un admirateur des forces de la nature. Je vois la Terre d’un oeil différent.

 

Posté le vendredi 20 février 2009


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Un airbus de la compagnie tchèque CSA au décollage, aéroport Trudeau piste 24L. Photographié au moment où l’avion atteint sa vitesse de rotation et que les forces aérodynamiques soulèvent ses 160 000 lb du sol. Quel beau spectacle!

Souvenirs d’enfance (2)

Je suis né à Val-d’Or en 1963. C’est là que j’ai grandi et vécu avec mes parents, mon frère et mes trois soeurs.

Notre maison était située à 2 milles nautiques de l’aéroport, dans le prolongement de l’axe de piste (voir image ci-bas). C’est ce qui explique pourquoi tous les avions survolaient notre demeure toujours à la même place, comme s’ils suivaient une route invisible. Avec une pente d’approche de 3°, ça donne une altitude moyenne de passage de seulement 550 pieds au-dessus de chez nous.

C’était particulièrement spectaculaire lorsqu’un avion militaire Voodoo le faisait à vive allure. La maison entière vibrait alors. Ça faisait rager ma mère chaque fois. Moi j’aimais cette sensation de puissance qui traversait tout mon corps. Si j’étais dehors, je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux au ciel pour admirer ce spectacle.

Je devais avoir 12 ou 13 ans lorsque j’ai découvert qu’une route menait à cet aéroport. Un bon 3 milles a pédaler pour se rendre au bout. Mon oncle Gaston, qui était à cette époque le gérant du IGA, avait coutume d’acheter les bleuets que nous ramassions mon frère et moi sur cette route. Avec le temps, on a découvert que les plus gros étaient au bout du chemin, juste derrière la clôture où c’était écrit RESTRICTED AREA.

J’aimais bien cet endroit, pour les bleuets bien sûr, mais aussi pour le point de vue sur le ventre des gros porteurs. Couché sur le dos, à moins de 500 pieds du seuil de piste, la sensation était suprême. Ça devait passer à 50 pieds. Bien mieux que dans notre cour. Nous revenions tout énervés et en perdions nos petits fruits.

À la même époque, mes parents louaient une garçonnière au sous-sol. Un petit appartement de 1 pièce et demie où chambrait un étudiant d’origine italienne. Un dénommé Daniel Musorrafiti.

Je me souviens être un jour entré dans son appartement en suivant ma mère qui s’affairait à y réparer je ne sais quoi. J’ai encore en mémoire cette forte odeur d’ail qui régnait dans la pièce. Ma mère disait qu’il croquait l’ail comme une pomme.

Sur sa table de cuisine, il n’y avait guère de place pour manger... mais plutôt une montagne de livres et de cartables, remplis de chiffres et de diagrammes bizarres. – Maman, c’est quoi tous ces livres? Daniel veut devenir pilote de ligne, m’avait-elle répondu. Ça m’avait beaucoup impressionné. J’ai dû le manifester d'une manière ou d'une autre, car quelque temps après, Daniel nous invita à monter faire un tour en avion.

Nous avons pris place dans le Cessna (probablement un modèle 172). Ça sentait l’ail dans le cockpit. Je crois que mon frère, Luc, avait pris la place du copilote. Moi j’étais assis à l’arrière avec ma soeur, Sylvie. Nous avons décollé au crépuscule. La ville était magnifique vue d’en haut, brillante de milliers de feux. J’ai aimé cette sensation que j’éprouvais pour la première fois, c’était tellement plus calme qu’en voiture. Puis nous sommes revenus sur la terre ferme, trop rapidement selon mes souvenirs. Ce fut notre baptême de l’air à tous.

Peu après Daniel a quitté l’appartement. C’est le dernier souvenir que j’ai de ce jeune homme.

J’espère pouvoir un jour, offrir une telle joie à un enfant.

Posté le vendredi 6 février 2009


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Une vue aérienne de Val-d’Or. À droite l’aéroport avec sa piste de 10,000 pieds construite en 1962. Le point jaune marque l’emplacement de notre maison, et l’axe jaune représente la trajectoire des avions en approche finale piste un-huit. Le point rouge, c’était notre bleuetière.


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Jusqu’au milieu des années ’70, les Forces armées canadiennes exploitaient des installations militaires sur le site de l’aéroport. Ici un CL-101 au décollage (communément appelé Voodoo jet).


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Un avion d’entraînement Lockheed T-33 Shooting Star sur un socle de béton. Je passais devant tous les jours, sur la route de l’école secondaire. Un cadeau des Forces armées canadiennes offert à la ville de Val-d’Or lors de la fermeture de la base militaire en 1976.


WOW! Quelle surprise (1)

Après plus de huit ans d’espérance, je vais pouvoir enfin réaliser mon rêve.

Quel cadeau tu m’a fait chère Fransou en ce matin de Noël 2008. J’étais tellement sous le choc lorsque j’ai ouvert cette enveloppe qui contenait «une inscription au cours de pilotage chez Cargair», que je suis resté paralysé par cette marque de confiance. C’était trop big!

J’allais pouvoir apprendre à voler, comme ça, dès le printemps prochain. Ça me prenait ce petit coup de pied au cul pour me lancer dans cette grande aventure. Dans ma tête j’ai hurlé de joie...

Pour avoir beaucoup lu sur le sujet, je sais que la tâche sera ardue. J’espère que j’aurai le talent pour y parvenir.

Lorsque je vais revenir de mon test en vol, quelque part en cette année 2009, avec en main ma licence de pilote privé, croit-moi que tu vas, cette fois, m’entendre hurler de bonheur des milles nautiques à la ronde.

Merci mon amour!

Posté le lundi 26 janvier 2009


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L’aéroport de Mascouche - CSK3, tel que vue en finale piste 29.
Les installations de Cargair sont situées en bas à droite.




Une vue de quelques appareils d’entraînement chez Cargair.



Un avion école sur le tarmac, en attente de décollage piste 29 (CSK3).

 


   
 
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Jan-Mars 09 (4)
 

 
 


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*citation tirée du film Into The Wild